Mardi 4 mars 2008
Un article de Sud Ouest le rappelle aujourd hui... nombreux sont les habitants de la Région et donc de Bergerac qui ne
pourront pas voter aux elections municipales dimanche prochain.
Pourtant, ils vivent ici, participent à la vie quotidienne,la vie culturelle, la vie économique, payent impots et taxes ...
La mise en place d'un conseil de résidents étrangers, la pratique des votations citoyennes permettent d'ouvrir un espace d'expression .Mais c'est la loi qu'il faut changer. Les députés Verts s'y attellent régulièrement.
Personne dans cette campagne ne parle des sénatoriales qui auront lieu cet automne, ni du fait que ce sont les grands electeurs issus des municipales qui éliront les sénateurs, dont le vote peut changer la loi.
Nous l'écrivons clairement dans notre projet et notre profession de foi : le droit de vote aux municipales doit s'ouvrir aux résidents étrangers qui ne sont pas issus de la communauté européenne.
MUNICIPALES. --Ils résident, travaillent et paient des impôts en France, mais ces étrangers, au contraire des citoyens de l'Union Européenne, ne bénéficient pas du droit de vote aux élections locales. Dans notre région, pas moins de 60 000 personnes sont concernées
Les étrangers privés de vote
Jusqu'à la majorité, Jules Engolo Oyono se croyait intégré. Arrivé en France en 1982 en provenance de sa patrie camerounaise, il vivait à
Bergerac sans se poser mille questions. Lycée, copains, football, l'emploi du temps d'un jeune de son temps, en somme. « Je n'avais jamais porté attention à la couleur de ma peau. J'ai passé
normalement mon bac. Ma différence, je l'ai ressentie quand il s'est agi d'aller voter », raconte-t-il à Bordeaux, où il préside l'association des Camerounais de la ville.
Naturalisé français depuis lors, Jules Engolo Oyono ne cultive plus ce genre de frustration à titre personnel. Mais il se souvient que sa nationalité d'alors faisait de lui un apatride de l'isoloir. « Je ne votais pas aux municipales en France, et pas plus pour les élections camerounaises, puisque les expatriés ne peuvent le faire. J'étais un étranger pour le pays et un étranger en France. Au bout d'un moment, on se demande où est sa place », résume-t-il....
la suite de l'article sur le site de Sud Ouest
http://www.sudouest.com/040308/une.asp?Article=040308aP2005359.xml
.....Jamais vraiment éteint, le débat a été relancé par le traité européen de Maastricht qui, en 1992, a octroyé le droit de vote (et d'éligibilité) aux ressortissants communautaires pour les élections municipales et européennes. La France a très tardivement transposé cette disposition dans le droit national, ce qui a privé les intéressés du droit de vote pour les municipales de 1995. En revanche, ils ont pu voter lors du dernier scrutin en date, en 2001. La gauche a tenté d'étendre ce droit aux étrangers hors Union à quelques reprises depuis 1999. La tentative la plus aboutie est l'oeuvre du député-maire de Bègles Noël Mamère (Verts), dont la proposition de loi avait été adoptée par l'Assemblée le 4 avril 2000 (lire ci-contre). Mais Lionel Jospin, alors Premier ministre, n'avait pas voulu l'inscrire à l'ordre du jour du Sénat.
Pourtant, ils vivent ici, participent à la vie quotidienne,la vie culturelle, la vie économique, payent impots et taxes ...
La mise en place d'un conseil de résidents étrangers, la pratique des votations citoyennes permettent d'ouvrir un espace d'expression .Mais c'est la loi qu'il faut changer. Les députés Verts s'y attellent régulièrement.
Personne dans cette campagne ne parle des sénatoriales qui auront lieu cet automne, ni du fait que ce sont les grands electeurs issus des municipales qui éliront les sénateurs, dont le vote peut changer la loi.
Nous l'écrivons clairement dans notre projet et notre profession de foi : le droit de vote aux municipales doit s'ouvrir aux résidents étrangers qui ne sont pas issus de la communauté européenne.
MUNICIPALES. --Ils résident, travaillent et paient des impôts en France, mais ces étrangers, au contraire des citoyens de l'Union Européenne, ne bénéficient pas du droit de vote aux élections locales. Dans notre région, pas moins de 60 000 personnes sont concernées
Les étrangers privés de vote
| :Jean-Denis Renard |
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Naturalisé français depuis lors, Jules Engolo Oyono ne cultive plus ce genre de frustration à titre personnel. Mais il se souvient que sa nationalité d'alors faisait de lui un apatride de l'isoloir. « Je ne votais pas aux municipales en France, et pas plus pour les élections camerounaises, puisque les expatriés ne peuvent le faire. J'étais un étranger pour le pays et un étranger en France. Au bout d'un moment, on se demande où est sa place », résume-t-il....
la suite de l'article sur le site de Sud Ouest
http://www.sudouest.com/040308/une.asp?Article=040308aP2005359.xml
.....Jamais vraiment éteint, le débat a été relancé par le traité européen de Maastricht qui, en 1992, a octroyé le droit de vote (et d'éligibilité) aux ressortissants communautaires pour les élections municipales et européennes. La France a très tardivement transposé cette disposition dans le droit national, ce qui a privé les intéressés du droit de vote pour les municipales de 1995. En revanche, ils ont pu voter lors du dernier scrutin en date, en 2001. La gauche a tenté d'étendre ce droit aux étrangers hors Union à quelques reprises depuis 1999. La tentative la plus aboutie est l'oeuvre du député-maire de Bègles Noël Mamère (Verts), dont la proposition de loi avait été adoptée par l'Assemblée le 4 avril 2000 (lire ci-contre). Mais Lionel Jospin, alors Premier ministre, n'avait pas voulu l'inscrire à l'ordre du jour du Sénat.
par les verts bergerac
publié dans :
DEMOCRATIE
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