Trois pour un débat
| :Christine Lamaison |
Petite mise au point liminaire avant d'entrer dans le c?ur du débat. Philippe Mallard qui organisait une rencontre entre les candidats aux municipales, mardi soir pour Canal Pourpre, a tenu à préciser que quatre candidats avaient été conviés. « Trois ont accepté (NDLR : Daniel Garrigue, Bérénice Vincent et Bernard Albrigo). Dominique Rousseau pour la liste « Ensemble pour une ville qui nous ressemble » avait tout d'abord accepté puis a décliné pour des raisons qui lui appartiennent. Nous comprenons, mais nous le regrettons. Quant à la 5e liste, « Bergerac Agir rassembler », un temps d'antenne leur a été proposé et nous n'avons pas obtenu de réponse jusqu'ici. »
Questions qui fâchent ? Ceci étant posé et la présentation des candidats effectuée, le débat a commencé par une question gentiment « vacharde » à chacun. L'usure du pouvoir et les conséquences de l'impopularité de Nicolas Sarkozy, pour Daniel Garrigue. Le pourquoi de l'engagement de Bérénice Vincent alors que le
développement durable est défendu par tous les autres candidats. « Un investissement associatif ne serait-il pas plus efficace ? L'écologie est-elle politique et si oui est-elle de droite ou de
gauche ? »Quant à Bernard Albrigo, il lui a été demandé si sa liste soutenue par la LCR avait pour seul but de faire du bruit médiatique en s'opposant à Dominique Rousseau ou si elle avait un réel projet politique ? Pour peu qu'on ait suivi un peu cette campagne, on devinera aisément les réponses. Celle du député-maire de Bergerac qui a considéré qu'une action municipale s'inscrivait dans la durée. Il a cité un exemple qui lui est cher comme la coulée verte du Caudeau. Face à l'impopularité du président, il a opposé la cote de François Fillon et insisté pour dire qu'ici les gens votaient pour des enjeux locaux. Bérénice Vincent a soutenu que bien évidemment l'écologie était politique « car les leviers pour agir se trouvent là. Et qu'évidemment aussi elle était de gauche ». Enfin, Bernard Albrigo a très brièvement dit que la justice suivait son cours pour la plainte qu'il a déposée. Et développé son projet d'urgence sociale face aux situations de grande précarité. « Dominique Rousseau n'a pas voulu de nous, alors j'ai pris mon bâton de pèlerin, je suis allé voir les gens avec les projets que j'avais envie de porter ».
Projet contre projet. Après la question de l'engagement, celle des projets et du fond des programmes. Philippe Mallard a tenté d'en extraire les différences dans les domaines du social, de l'éducation. Chacun des trois intervenants a déroulé des thèmes connus. Pas de scoop non plus sur la culture ou dans le registre économique. Pour terminer, chaque candidat a dû décerner un bon point et un mauvais dans le programme de ses concurrents. Pour Bernard Albrigo : oui à l'aménagement de la caserne Chanzy en logements sociaux (programme Garrigue) et non à l'armement de la police municipale (toujours programme Garrigue). Bérénice Vincent approuve le plan carbone (Garrigue) en regrettant qu'il arrive si tard. Elle cite chez Bernard Albrigo le programme social concernant notamment le dispensaire. Mais a toutefois indiqué au candidat de la LCR que son projet de piscine à la Pelouse était en zone inondable. Quant à Daniel Garrigue, il trouve qu'un lieu d'accueil pour les gens en difficulté (Albrigo) est une bonne chose et se propose de redonner au CCAS « des missions plus percutantes ». Quant à certaines des propositions de Bérénice Vincent sur l'environnement, elles l'intéressent aussi. Qui a dit que la campagne était tendue à Bergerac ?
sur le site de Sud Ouest
http://www.sudouest.com/060308/vil_dor_bergerac.aspArticle=060308aP2015560.xml
ajouter un commentaire commentaires (0) créer un trackback recommander



