Mardi 11 mars 2008


MUNICIPALES.
--Tensions, soulagement, calculs, comparaisons, analyses : retour sur une soirée peu ordinaire

Tour de chauffe

:Christine Lamaison


Les habitués n'ont pas pris de manteau. Par expérience, ils savent que très vite dans cette salle de l'hôtel de ville la tension et la température grimpent de concert. Dimanche, 18
 h 10 : le dépouillement démarre pour ce premier bureau du centre. Daniel Garrigue et son épouse font le tour des tables. Avec sa veste bleu lavande et son sac à dos, Bérénice Vincent, sans permanence fixe, est la seule présente parmi les autres têtes de liste. Pour l'heure, l'atmosphère est encore respirable.

« Liste Garrigue, liste Rousseau »? Au vu des tas de bulletins, les premières tendances se dessinent. Daniel Garrigue se lance dans la lecture des résultats de ce bureau où il devance largement le candidat socialiste : 42,89 % contre 33,07 %. Il s'empresse de tempérer les ardeurs de ses supporteurs. « Ce bureau ne traduit pas forcément le résultat. Il nous est toujours plutôt favorable. » Avec ses 8,27 %, Bérénice Vincent esquisse un sourire qui ne va cesser de s'élargir.


Coude à coude. On se presse au premier rang pour lire sur l'écran géant des résultats qui s'évanouissent trop vite. Daniel Garrigue prend une légère tête d'avance. Un homme se rend soudain compte qu'avec plus de 10 % Léon-Pierre Durin peut se maintenir, et sa joie retombe comme un soufflé. D'autant que Dominique Rousseau prend l'avantage pendant quelques minutes et reste longtemps à 39 % des suffrages contre 38 % pour le maire actuel.
À 20 h 30, la moitié des résultats des bureaux sont tombés. Dans le duel de tête, Daniel Garrigue reprend la main. « Nous sommes à peu près dans les mêmes étiages qu'en 2001 », commente-t-il, prudent, au micro. Bérénice Vincent regarde ses 5,65 % provisoires avec gourmandise.
20 h 45 : il ne manque qu'un bureau. Daniel Garrigue compte trois points d'avance. Le gong final n'a pas retenti. La candidate verte accorde sa première interview télé.


Le printemps de Bérénice. « Je suis super-heureuse. Je crois que dans l'équipe, c'est moi qui y croyais le moins. J'ai été portée par l'enthousiasme de mes colistiers. Et puis j'ai senti un courant de sympathie personnelle. Les gens me disaient : vous êtes comme nous. »
Après l'enthousiasme du pari tenu, la voilà interrogée sur la partie plus tactique et politicienne de l'entre deux tours. Fusion, pas fusion ? Elle parle de la nécessité d'intégrer plus d'écologie dans le projet de la gauche. Plus tard, elle déclarera de manière plus prosaïque qu'il faudra revenir sur la base des discussions de l'automne : au minimum trois élus.


« Se battre fort ». Des colistiers de Léon-Pierre Durin se sont glissés dans les premiers rangs. Daniel Garrigue égrène le résultat final. Il est 20 h 50 : 40,73 % pour lui, 37,73 % pour Dominique Rousseau. Dans ses premiers commentaires, le député-maire s'accroche à ses trois points d'avance, comme à une bouée. « Trois points d'avance, c'est toujours serré. En 2001, je n'avais qu'un point devant le total des voix Suchod-Doré. Il va falloir se battre fort, d'autant que la triangulaire ne fait aucun doute. » Il répète qu'il ne fera pas d'alliance avec Léon-Pierre Durin. N'a-t-il pas fait le plein des voix ? Il pense pouvoir récupérer des voix vertes ou des voix qui sont allées chez le divers droite Durin, comptant sur des électeurs « qui feront un choix de responsabilité après avoir voulu marquer un mouvement d'humeur au premier tour. »


Pas le temps. Léon-Pierre Durin, qui devait venir à la mairie, n'a finalement pas eu le temps. Dans sa permanence, l'atmosphère est glaciale. Les résultats (11,72 %) sont très en deçà des 20 % rêvés.
Le candidat divers droite lit une déclaration très écrite, à laquelle il n'ajoutera aucun commentaire. « Pendant que Daniel Garrigue se trompait d'adversaire, Dominique Rousseau prospérait sans même faire campagne et sans réel projet. Daniel Garrigue a fait par le rejet de notre électorat le jeu de la gauche. » En position de le faire, il se maintient donc et appelle son électorat à lui renouveler sa confiance.
À la maison des syndicats, ambiance casse-croûte entre copains. Bernard Albrigo se réjouit d'avoir fait triompher la voix des exclus. Quant à la suite? Deux hypothèses : consignes de vote ou pas. Ce qui ne l'empêchera de poursuivre jusqu'au bout sa plainte au pénal contre Dominique Rousseau.


Après la bise. Ce dernier arrive enfin à l'hôtel de ville. Il vient de quitter une permanence où la fin de soirée a été moins heureuse que le début, tant son entourage espérait le voir caracoler en tête. Forcément il se dit satisfait, salue les scores très honorables de Bérénice Vincent et de Bernard Albrigo. Constate que la candidate verte est en position de fusionner. « Alors on va fusionner », répète-t-il comme pour mieux s'en persuader (lire ci-contre). Objectif : faire passer la ville à gauche. 60 % des Bergeracois n'ont-ils pas indiqué qu'il ne voulaient plus de Daniel Garrigue à la mairie ? Voilà Bérénice Vincent. Les bises claquent. Mais la candidate verte stoppe l'effusion. Elle prévient : « Je ne me contenterai pas des bises. » L'entre deux tours a déjà commencé.
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Lundi 10 mars 2008
1er tour (9 mars 2008) 
 
Listes Tendance % voix Nb élus
AVANCONS POUR BERGERAC Majorité présidentielle 40,73 % --
ENSEMBLE POUR UNE VILLE Union de la gauche 37,73 % --
BERGERAC 2008 Div. droite 11,72 % --
BERGERAC GRANDEUR NATURE Verts 5,60 % --
URGENCE ! Ext. gauche 4,23 % --
 
Nombre d'inscrits     19319
Nombre de suffrages exprimés     12965
Taux de participation     67,11 %
Blancs ou nuls (en % des votes exprimés)     2,58 %
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Lundi 10 mars 2008

707 ELECTEURS ET ELECTRICES SUR BERGERAC 
5,60% DES VOIX, 
Pour la première fois, une liste verte et écologiste, était présente aux élections municipales.
Elle a rassemblé autour d'une équipe, des hommes et des femmes, des citoyens autour d'un projet pour une ville exemplaire.
L'objectif reste inchangé, des élu(e)s verts au conseil municipal pour porter une voix 100 % écologiste, centrée sur la démocratie locale, le développement durable.
Les verts mettent tout en oeuvre pour mettre en place les conditions d'une union pour de second tout où l'écologie restera une priorité




 

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Vendredi 7 mars 2008


 

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1 liste verte, ouverte et à gauche,
10 réunions depuis le mois d'octobre 2007,
17 hommes,
18 femmes,
35 personnes au service d'un vrai projet,
1 300 visiteurs et des milliers de pages lues sur le blog,
2 500 euros de budget de campagne, loin de ceux des "grosses machines",
10 000 tracts d'informations,
19 000 professions de foi (et donc d'électeurs),
38 000 bulletins de votes (en double exemplaire, 1 chez vous, 1 au bureau de vote),
plus de
100 propositions, concrètes et réalistes,
des
  centaines  de rencontres,
et,

les 9 et 16 mars, 
des milliers de voix  ?

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Vendredi 7 mars 2008

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Et si chaque enfant né à Bergerac recevait en cadeau un livre, comme une promesse de tout  le bonheur qui l'attend avec la lecture, un bonheur à partager ?

Notre ville jumelle du Quebec, Repentigny offre des livres aux nouveaux nés.

On peut même rêver que Bergerac, avec d'autres, commande  pour ce cadeau la création  et l'édition d'un album jeunesse. Le département 93 le fait.
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Vendredi 7 mars 2008
MUNICIPALES. --La verte Bérénice Vincent note l'importance d'avoir des élus verts au conseil

L'influence verte


 
Bérénice Vincent, tête de la liste verte sur Bergerac, a organisé hier matin une dernière conférence de presse avant le premier tour des municipales. Qu'avait-elle à dire ? « D'abord que je regrette l'absence de représentation de la liste de gauche et de progrès au débat organisé mardi par Canal Pourpre. Débattre, c'est pourtant un minimum, non ? Il est dommage que les socialistes refusent ce débat et la confrontation des projets. »
Ensuite, l'encore conseillère municipale verte voulait dire à quel point, même dans l'opposition, il est important d'avoir des élus verts pour peser sur les décisions. « Je pense que nous avons apporté, pendant ces sept années de mandat, des choses qui prennent corps aujourd'hui. Par exemple le règlement de la publicité en ville, même s'il n'est toujours pas respecté aujourd'hui. Ou encore une approche plus globale des choses, les pistes cyclables, etc. C'est un mandat qui a donc été constructif. On ne s'en va pas quand on est battu, on siège dans l'opposition et on essaie de faire passer des idées. » Une petite pique, en passant, aux élus des listes Suchod et Doré, en 2001, qui avaient vite démissionné.
L'essentiel pour les Verts était de faire entendre leur différence dans cette campagne : « Nous avons de vrais clivages avec le reste de la gauche sur l'aéroport par exemple, le doublement de la RN 21 en autoroute, ou encore sur le golf de Monbazillac. » Cette voix sera-t-elle entendue ? Réponse dimanche soir.

source : Sud ouest http://www.sudouest.com/070308/vil_dor_bergerac.asp?Article=070308aP2025601.xml
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Vendredi 7 mars 2008
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Vendredi 7 mars 2008
MUNICIPALES. --Les cinq listes ne partent pas sur un pied d'égalité sur le plan financier. Voilà l'état des lieux des dépenses des candidats avant le premier tour

La campagne en euros
:Christine Lamaison & David Patsouris

Une campagne municipale, combien ça coûte ? Hé bien ça dépend? La loi demande à ce que les dépenses de campagne soient strictement comptabilisées dans une commune de plus de 9 000 habitants. Globalement, sur Bergerac, le plafond des dépenses est fixé à 51 000 ? pour une liste qui est présente aux deux tours. Reste que chacun n'a pas les mêmes sommes à sa disposition.

Rousseau appelle une pro. Le socialiste Dominique Rousseau nous a assuré qu'il avait pour objectif de dépenser, pour le moment, un euro par électeur en terme de communication. Faisons les comptes : plus de 18 900 électeurs bergeracois donnent donc des dépenses actuellement d'environ? 18 900 ?.
Lui, a fait appel à une entreprise de communication, la Papaye Verte, pour concevoir ses documents de campagne. « Nous voulions des documents jolis, faciles à lire pour retransmettre clairement un message clair. Et pour cela, il faut faire appel à des professionnels. Je pense que nous avons bien fait puisque le retour des Bergeracois est excellent. Ils trouvent ces documents beaux, intéressants et nous disent que d'habitude, ils jettent les piles reçues dans leur boîte à lettre, mais là, non. »
La Papaye Verte est une entreprise girondine et non bergeracoise : « Nous avions besoin de ce regard extérieur, à la fois sur la ville et sur la campagne. La Papaye Verte n'avait jamais travaillé sur de la communication politique. Son idée fut donc de se demander ce qu'une citoyenne lambda avait envie de recevoir de la part d'un candidat. »

Durin mise sur le papier glacé. Le divers droite Léon-Pierre Durin pense qu'il ne dépassera pas 20 000 ? de dépenses avant le premier tour. « J'ai été directeur de marketing dans une banque, donc je n'ai pas fait appel à un professionnel de la communication. »
Lui a beaucoup misé sur son programme imprimé sur papier glacé dans un journal de campagne de 8 pages. « Les Périgourdins n'aiment pas gaspiller. Un papier journal tout simple, ils s'en servent pour les épluchures. Mais un programme sur papier glacé, ils le gardent parce que ça a de la tenue. Et ce journal de 8 pages, ma plus grosse dépense, a été tiré et distribué à 12 000 exemplaires. »
En matière de dépenses de campagne, Daniel Garrigue affirme « qu'il restera dans les clous ». « Je n'ai plus les chiffres en tête, mais çà doit être de l'ordre de 30 000 ?. Cela comprend les tracts, les affiches, la permanence. » Pas question pour lui de faire dans l'esbroufe. « Je n'ai pas souhaité faire appel à une entreprise de communication. C'est un choix d'éthique. Je préfère traiter directement avec les électeurs. Cela entraîne une relation plus sincère, directe et vraie. »



Sobres. Descente en flèche vertigineuse dans le budget lorsque l'on s'adresse à la liste Urgence mieux vivre à Bergerac, Bernard Albrigo (LCR) assure ne pas dépasser 750 e : « Nous avons voulu une campagne sobre en cohérence avec notre discours sur la précarité. » Campagne au budget modeste également pour Bérénice Vincent (Verts), qui l'évalue à 2 500  ; un chiffre qui comprend affiches, professions de foi et bulletins pour 1 900 e. Le reste se répartit entre tracts et pots. « Des jus de fruits bio et quelques cafés », précise la candidate, qui vise toujours 5 % des suffrages.
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Jeudi 6 mars 2008
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Jeudi 6 mars 2008
Bérénice VINCENT, conseillère municipale d’opposition fait le bilan de son action tout au long des sept dernières années

Le Blog municipales.bergerac a rencontré celle qui est encore chef de file de l’opposition au conseil municipal jusqu’au 9 mars.

 

Le blog municipales.bergerac : Vous étiez présente en 2001 sur une liste de gauche ?

« Cinquième de liste en 2001, sur la liste Gauche plurielle, j’ai siégé au conseil à la suite de la démission du tête de liste Michel Suchod et de certains de ses co-listiers, Jean Chagneau (PS), Irène Sapir (PC). Michel Delpon. (société civile), Claude Lhaumond (PC), Corine Aubineau, (société civile) – remplacée par Daniel Rabat en 2004- et moi-même avons composé le groupe »

Présidente du groupe de l’opposition, en quoi cela consiste-t-il ?

« J’ai assuré au cours de ces sept ans la présidence du groupe, le dépôt de
questions diverses, la rédaction de l’article du journal municipal. Sept années pour porter au sein du conseil, avec l’aide de quelques-uns, la voie de l’écologie politique et celle de la gauche ».

Rôle difficile et ingrat, non ?
« 
Souvent, mes interventions m’ont valu des retours haineux de l’extrême droite ou
méprisants d’une partie de l’équipe sortante. »

En se retournant sur ces sept années, quelles ont été vos principales prises de position ?
« Elles concernent tous les domaines de l’action municipale, mais avec comme grille d’analyse le manque de cohérence et d’innovation des politiques menées. En commençant par l’opposition aux évènements culturels « paillettes » ruineux pour la
ville, avec le refus (avec Corine Aubineau) de voter les sommes nécessaires à la venue d’Elton John. C ‘est d’ailleurs la seule fois où le Conseil de Bergerac a mérité la présence  des caméras de France 3. J’ai voté également contre les subventions au Paris Dakar, aux scouts d’Europe ».

Je suppose qu’en tant que verte, vous avez privilégié vos interventions sur les aspects écologiques ?

« Je n’ai eu de cesse de promouvoir la prise en compte du bilan écologique ( environnemental et social) dans les achats de la ville, dans les commandes et les chantiers. La prise en compte également de l’impact énergétique de la gestion de la ville, les  économies d’énergie dans les bâtiments et les projets, dans le choix des véhicules et de leurs carburants ».

 

Rien n’a été fait dans ces domaines ?

« Du superficiel comme les cibles  HQE  - Haute Qualité Environnementale -pour l’école de musique »

La question des déplacements est un des credo de l’écologie ?

« La nécessité d’un plan de déplacement intégrant les modes de déplacements doux, un partage de l’espace public et une politique volontariste en faveur d’itinéraires vélo n’a jamais été intégrée par la municipalité sortante. De même que la mise en œuvre d’un service des transports urbains bergeracois plus efficace, plus pratique, avec une meilleure information des usagers »


Difficile de parler de politique de déplacement sans parler de parking. L’actualité fut riche en ce domaine ?

« Nous avons affirmé très haut le refus de déléguer l’espace public à une société de stationnement et combattu le choix d’un parking souterrain de centre ville.. Une
procédure est d’ailleurs toujours en cours au tribunal administratif. Nous avons demandé que les alternatives – les parkings relais par exemple- soient étudiées.

Le dernier rapport de la cour des comptes s’inquiète de la durée de la délégation »

En parlant de services publics, qu’en est-il de la gestion de l’eau ?
« La gestion de l’eau, sa qualité, son coût, l’efficacité des entreprises délégataires est une préoccupation.  Ce service  doit rester public .Les personnes à revenus très faibles doivent être aidées pour se raccorder au réseau d’assainissement. »

 

Et des cantines ?

« Je suis intervenue régulièrement sur la restauration scolaire, déléguée au privé, et l’exigence de qualité (sans OGM, produits bio locaux et de saisons), chaque année, au moment du compte rendu annuel du délégataire ».

Justement les écoles primaires sont dans les compétences des mairies ?

« J’ai défendu sans succès la gratuité des garderies scolaires ainsi que la défense du service public d’éducation et l’augmentation du budget des écoles publiques. Je suis intervenu aussi sur les crèches et l’avenir de la crèche parentale « Les mômes. » et proposé  la création de classes passerelle, pour les deux trois ans, classe adaptée entre la crèche et l’école. L’accès des enfants handicapés au centre de loisirs et l’accès des enfants allergiques aux cantines doivent encore être améliorés»

Autre préoccupation écologiste, les déchets ?

« Nous prônons la réduction à la source, avons combattu le projet d’incinérateur départemental. Nous proposons un système de redevance plutôt qu’une taxe, le respect de la légalité avec la mise en place de la redevance spéciale pour les commerces. Au sein du Syndicat Mixte  Bergeracois de gestion des  déchets  SMBGD, le débat existe difficilement, et une comparaison des systèmes taxe  et redevance en terme de coût pour les usagers et d’incidence sur la réduction des déchets a été perpétuellement repoussée.  »

La lutte contre toute forme de pollutions ?
« Bien sûr, à commencer par les nuisances sonores autour de l’aéroport. J’ai proposé des mesures dans le cadre de la mise en place d’un règlement de publicité pour diminuer la pollution visuelle puis la mise en conformité a ce règlement, l’information des commerçants et des fabricants d’enseignes. J’ai demandé la dépollution et l’arrêt des nuisances du Ball Trap».

 

Sur le plan social ou économique, quelles ont été vos interventions ?

« J’ai défendu la prise en compte de la clause d’insertion dans tous les chantiers de la ville, qui permet aux collectivités locales de garantir qu’un certain pourcentage d’heures est destiné à des publics en difficultés d’emploi. Cette clause a été activé tardivement et ne concerne à Bergerac qu une partie des investissements.
J’ai également refusé les subventions aux compagnies à bas prix et insisté sur la mise en cohérence des aéroports régionaux. La nécessité de stabiliser les
transports aériens, très générateurs de gaz à effet de serre. J’ai défendu l’agriculture biologique, l’alimentation biologique»

 

 

 

La démocratie locale, des avancées pendant ces sept ans ?

« Nous sommes loin du compte, en matière d’information des habitants sur les risques industriels, la qualité de l eau. J’ai également beaucoup travaillé sur le PPI pour les sites SEVESO, comme la poudrerie par exemple. 

Les commissions municipales ne sont pas des lieux de débats, et les élus d’opposition ne sont pas invités , ni au conseil municipal des jeunes, des enfants, des seniors, ni aux groupe de travail comme celui sur l’arbre. Le groupe a du porter devant le tribunal administratif un règlement  intérieur du conseil, voté par la majorité qui privait le conseil de débat.  Le tribunal nous a donné raison.

La majorité siège seule à la communauté de communes, hors la communauté de communes  Bergerac Pourpre s’est vue déléguer de nombreuses compétences. Comme dans d’autres domaines, la majorité n’a choisi ni la démocratie , ni la « modernité », la loi ne l’obligeant pas à le faire

 

Qu’en est-il de la lutte contre les discriminations ?

L’égalité femme/homme, la parité, (dans l’attribution des bourses sportives par exemple), dans la vie publique n’ont pas progressé.  Maigre consolation : avoir du intervenir à plusieurs reprises pour obtenir que le rue Pierre Curie s ‘appelle aussi rue Marie Curie »

 

En matière de démocratie locale, la vie associative est riche à Bergerac ?

« Elle est riche de 500 associations, mais la politique d’attribution des subventions nécessite plus de transparence en particulier avec la prise en compte des locaux, du
matériel. La ville s’y est mise dans le nouveau cadre légal cette année. Une politique de projets permettrait d’en finir  avec le sentiment des attributions par le fait du prince,  -demandes réitérées pour le MRAP, pour ATTAC-. La mutualisation  réelle des moyens pour les associations reste une priorité souvent exprimée, jamais entendue. »

Avec la démocratie, un mot sur les libertés publiques …

« Je me suis exprimé contre la vidéo-surveillance et l’armement de la police municipale, contre la loi "prévention de la délinquance" et le rôle de shérif du
maire. »

 

Vous avez souvent fait la critique du manque d’esprit d’innovation et de cohérence de la politique municipale, quelles conséquences pour la ville ?

« L’inégalité de traitement des différents quartiers de Bergerac perdure  , des plans pluri-annuel d‘équipements (voirie, accès, équipement de sécurité)  sont nécessaires. Pour la mixité sociale, j’ai dénoncé la disparition de la carte scolaire et le financement de la scolarité des élèves du privé extérieurs à la commune (nouvelle loi dénoncée par la majorité des maires ruraux).  La cohérence dans le Plan Local d’Urbanisme, en lien avec les déplacements et l’accès au services, la lutte contre l’étalement urbain n’ont fait l’objet d’aucune réflexion. La question du logement, le logement social et très social, les constructions inadaptées type De Robien Borloo reste très inquiétante»

Vous avez parlé d’Elton John, mais plus largement quelle est la place de la culture dans votre action ?

« La place de la culture dans la ville est  primordiale. Des tarifs sociaux pour les loisirs comme l’école de musique auraient du être mis en place. La mise en place de bourses culturelles sur le modèle des bourses aux jeunes sportifs,  reste une des seules mesures acceptées par le maire et malheureusement toujours pas suivie d’effet. J’ai interpellé le maire sur les conséquences pour la ville de la remise en cause du statut des intermittents du spectacle »

Pour terminer, votre bilan de ces sept ans d’opposition, à quoi sert un conseiller écologiste d’opposition ?

«C’est d’abord une question de respect de la démocratie, de respect des citoyens. Ne pas être majoritaire ne doit pas nous faire déserter le conseil. Les électeurs qui nous ont fait confiance compte sur les élus d’opposition pour les représenter, pour participer en leur nom aux débats du conseil. L’étude des dossiers, un regard critique sur les choix politiques de la majorité sont indispensables.

C’est aussi un lieu où, publiquement, chacune des composantes peut exprimer ses orientations, et porter les propositions qui étaient les siennes au moment de l’élection. C’est ce que j ai essayé de faire au cours de ces sept années»

par les verts bergerac publié dans : PORTRAITS
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